COVID-19, cet autre virus chez Airbus Cyber Defence

COVID-19, cet autre virus chez Airbus Cyber Defence

Rédigé le 25/03/2000
Gregory Vernon

 

Evelyne, tu es Déléguée Syndicale chez Cyber, quelle est la situation ?

Une reprise partielle de l'activité a débuté le mardi 24 mars suite au vote favorable obtenu à l’unanimité en CSE la veille.
Les conditions sanitaires ont été estimées suffisantes (les produits de désinfection ont été livrés en quantité suffisante).
Nous nous réservons le droit à tout moment de faire rentrer les salariés chez eux si les conditions sanitaires ne sont pas respectées.
La Direction est en accord avec nous sur ce point.

Combien de salariés sont concernés ?

Environ la moitié des salariés sont concernés par cette reprise et ont reçu leur nouvelle attestation.
Le SOC est lui un cas particulier du fait que nous avons deux équipes qui tournent tous les 14 jours et ne croisent aucun autre salarié Cyber.

Quelles mesures ont été mises en place ?

Il y a plusieurs axes. La mise en place de lot de claviers et souris nominatifs par exemple (idées pouvant être généralisées à tous les salariés qui travaillent sur des plateformes mutualisées).
La mise en place des équipes rouge/bleu depuis le lundi 23 mars.
Le rappel des gestes barrières et un travail de fond fait avec les équipes d'entretien pour tout ce qui concerne les espaces partagés comme les toilettes.
Une réunion journalière pour faire un point de situation est organisée par la direction.
C'est un point apprécié et un signal très positif pour les salariés.

Quelle activité émerge dans cette crise sanitaire ?

En plus du travail quotidien que nous effectuons pour nos clients, les équipes de Cyber réfléchissent sur des outils complémentaires qui viennent en soutien de ceux proposés par Airbus Defence and Space, notre maison mère, pour délester les réseaux tout en respectant nos contraintes de sécurité.
De même, il y a une reflexion à faire sur le télétravail pour prendre en compte le contexte actuel (gérer éventuellement les enfants, les préoccupations quotidiennes etc). 

Peux tu nous parler de ton rôle d'élue ?

J'ai à coeur de permettre à mes collègues de travailler en sécurité et de permettre à notre entreprise de montrer son savoir faire face à un virus qui n'a rien à voir avec ce que nous avons pu connaître.
Mais je ne cache pas que j'ai quelques inquiétudes dont une particulière concernant notre difficulté à nous assurer que toutes les consignes sont respectées et à avoir des remontées du terrain.

Comment avez-vous gérer les 3 jours (18 au 19 mars) ?

Le CSE a voté défavorablement (6 absentions et 5 défavorables) à l’obligation de poser 3 jours de RTT pour les 18,19 et 19 mars pour les salariés ne pouvant pas faire de télétravail.
Le CSE a proposé de créer une cagnotte de jours de congés sur la base du volontariat.
Nous attendons le retour de la Direction sur ce sujet. La loi devra évoluer sur ce point car actuellement le don de congés concernent le cas des enfants malades.
Les consignes qui redescendent de la direction et des managers ne sont pas toujours claires et les salariés sont un peu perdus.

As tu des exemples de questions posées par tes collègues ?

Oui, celles ci pour exemple :  "Si j’ai une dérogation, est-ce que je peux venir quand je veux ?",
"Si j’ai une dérogation et que je ne veux pas venir sur site (peur du virus),
est-ce que je suis dans l’obligation de venir si on me le demande ?" etc
Nous avons des personnes qui ne peuvent pas télétravailler en ce moment, les questions sont donc sur la pose de congés, le recours au chômage partiel ? 
Certains salariés commencent à souffrir du confinement.
Cyber a une moyenne d’âge assez basse; nous avons donc beaucoup de jeunes qui vivent seuls dans des petits appartements.
Et il est constaté par l’ensemble des personnes en télétravail que la plage horaire est beaucoup plus importante que d’habitude (en particulier à cause des problèmes de connexion).
Sur le long terme, cela peut avoir des conséquences.

Le prochain CSE est planifié le vendredi 27 mars.