L’annonce du projet BROMO s’est accompagnée de préoccupations légitimes pour les salariés. Parmi celles qui reviennent le plus régulièrement figure la question de la mobilité professionnelle, tant sur la période précédant la Joint Venture* que sur celle qui suivra.
*Lire notre précédent tract spécial BROMO daté du 18 nov 2025
A FO nous avions anticipé ce sujet et interrogé la direction en amont sur la question des mobilités au sein du groupe Airbus. En réponse, celle-ci nous a indiqué que les mobilités (internes ou Groupe) n’étaient pas bloquées, y compris du fait du projet BROMO.
Problème : les retours du terrain ne vont pas tous dans ce sens
Plusieurs salariés nous font part de difficultés, de freins ou de messages flous lorsqu’ils envisagent une mobilité. A ce titre, le maintien en compétence se prépare et s’anticipe, mais ne peut être invoqué pour restreindre ou différer une mobilité.
Le maintien et le développement des compétences reposent sur une gestion structurée des parcours professionnels, fondée sur des repères clairs et partagés concernant les attentes, notamment lors des entretiens annuels. La transmission des connaissances constitue un levier essentiel pour accompagner les apprentissages, sécuriser l’activité et soutenir l’employabilité dans la durée. Elle doit être organisée de manière collective afin de limiter les situations de dépendance individuelle et de garantir la continuité des compétences au sein des équipes.
Le calendrier du projet BROMO offre une marge suffisante pour préparer les évolutions professionnelles. Pour FO, il est souhaitable que les salariés souhaitant s’engager dans une mobilité en informent leurs managers, afin que cette démarche puisse s’inscrire dans les meilleures conditions possibles.
FO demande un message clair, écrit et diffusé à tous les managers
Dans le même temps, FO demande à la Direction de :
- confirmer clairement et par écrit que les mobilités (internes et Groupe) restent possibles, y compris dans le cadre de BROMO ;
- et diffuser ce message à l’ensemble des managers, sans ambiguïté.
Sans cela, le risque est réel que chacun applique sa propre interprétation, au détriment des salariés.
Restreindre les mobilités, c’est fragiliser Airbus
Pour FO, freiner la mobilité interne serait une erreur majeure :
- cela met en danger la préservation des compétences ;
- cela accentue le sentiment d’incertitude autour du projet BROMO ;
- et cela contribue à des démissions, notamment dans l’activité spatiale et sur des profils d’expertise très recherchés sur le marché de l’emploi.
A FO nous sommes pleinement conscients que l’aboutissement du projet BROMO peut générer des inquiétudes. De nombreuses questions demeurent ouvertes, en lien avec l’avancement du projet, notamment concernant le futur cadre social de la prochaine entité. Mais ces départs ne sont pas une fatalité : ils sont aussi la conséquence d’un manque de visibilité et de garanties.
Des passerelles entre Airbus et BROMO : une demande de bon sens
FO a donc également revendiqué la mise en place de passerelles claires entre Airbus et la future Joint Venture BROMO, afin de :
- rassurer les salariés ;
- sécuriser les parcours professionnels ;
- et préserver les compétences, aussi bien chez Airbus que dans la future Joint Venture BROMO.
C’est une mesure de bon sens, dans l’intérêt partagé des salariés et du groupe.
FO attend un engagement rapide
FO attend de la Direction un engagement rapide sur ces points. Le processus d’information / consultation à venir devra ensuite permettrede formaliser ces engagements par écrit. FO restera vigilante et continuera à relayer les réalités du terrain.
FO, nos emplois, nos compétences


